jeudi 31 août 2017

Le mythe de l’idée originale ou comment tout a été raconté


Bonjour à toutes et à tous. 
J’ai voulu écrire cet article suite à de longues et passionnantes discussions avec quelques auteurs et amis.
En effet, certains se plaignaient de ne pas trouver le pitch de « la mort qui tue », l’idée originale, le concept qui emporterait l’adhésion des lecteurs.
D’autres encore se plaignaient de retrouver des idées qu’ils avaient développées « en grand secret » dans des projets postérieurs aux leurs.
Ils ne parlaient pas toujours de plagiat mais de « coïncidence curieuse et troublante ».
J’ai donc entrepris d’approfondir le sujet sur le net.

Après avoir erré sur des forums et parcouru nombre d’articles souvent très documentés, il faut bien admettre que tous les thèmes, histoires et concepts ne sont que des redites d’anciens films, séries TV, romans, nouvelles, BD, sketchs, courts-métrages, anciens mythes et légendes. Et j’en oublie.
Bref… tout a bel et bien été raconté. Mais c’est le traitement, l’adaptation d’une idée qui va rendre cette dernière originale.
Nous ne sommes que les suiveurs de nos illustres aînés. De tous les créateurs qui ont nourri la littérature et le cinéma de leur génie.

Bien sûr, il y a des univers très originaux, très personnels qui laissent penser que les idées abordées sont totalement novatrices. Mais je suis persuadé qu’en fouillant bien… on retrouve un écho, même lointain, même déformé, dans le long et riche catalogue de la création culturelle.

Je dois préciser que les auteurs des romans, séries TV et BD des années 50 et 60 ont exploré la plupart des thèmes possibles et imaginables (au moins dans le Fantastique et la SF) et donné à nombre de genres leur titre de noblesse. Pour ne citer que quelques séries : La quatrième dimension, Au-delà du réel, Les contes de la crypte. Quant aux romans et leurs auteurs, ils sont trop nombreux pour que je puisse les citer ici.

La liste des œuvres tissant la même trame est infinie pour la personne qui s’amuserait à faire la comparaison. Je vous livre quelques œuvres cultes, connues de tout le monde et devenues des références dans leurs genres :

  • Regardez les fins étonnantes des films Le sixième sens et Les autres. Tout le monde a parlé d’originalité mais beaucoup ont oublié le dernier sketch du film Le sens de la vie des Monty Python. Attention spoiler : On y voit une dizaine de personnes réunies autour d’une table en train de discuter. À la fin du sketch, la Mort rentre dans la maison et révèle à ces derniers qu’ils sont en fait... décédés. Les convives ne le savent pas mais ils ont mangé un plat empoisonné.
  • L’univers onirique et original de Matrix a fait couler beaucoup d’encre et suscité avec raison des millions de fans de par le monde. Mais plusieurs œuvres ont auparavant abordé le thème des univers virtuels. Un épisode de La cinquième dimension : Dreams for sale. Et un épisode d’Au-delà du réel : l'aventure continue : Tempests. Ainsi que plusieurs œuvres littéraires. (Source Wikipédia)
  • En regardant L’ultime souper de Stacy Title (avec la belle Cameron Diaz), quelle ne fut pas ma surprise de constater que Le dîner de cons de Weber se rapprochait beaucoup du concept de ce film : une bande d’amis convient un invité à un dîner pour le faire parler. À la différence du film de Weber, ils le tuent à la fin du repas si ce dernier ne répond pas à leurs idéaux politiques. Et à la fin du film... on se retrouve avec le même retournement de situation que dans Le dîner de cons où l’on voit l’invité prendre une revanche sur ceux qui voulaient se jouer de lui.
  • Le dôme de Stephen King. Je vous invite à relire le roman d’Henri Vernes Les fourmis de l’ombre jaune et vous retrouverez la ville de Paris emprisonnée sous un dôme infranchissable.
  • Cube : on retrouve exactement le même concept dans un épisode de la série La Quatrième Dimension : Five characters in search of an exit.
  • Souvenez-vous du gag culte du premier Indiana Jones dans Les aventuriers de l’Arche perdue : quand Indy est en proie au manieur de sabre. Ce dernier, expert dans le maniement de ses armes, exécute d’une main de maître divers moulinets avec ses sabres. Indy se contente alors de sortir nonchalamment son flingue pour dégommer le tueur avec le plus grand flegme.
Gag culte et irrésistible. Mais on retrouve son pendant dans un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir où l’on voit Steed face à un escrimeur visiblement expert dans son art. Ce dernier menace Steed en exécutant quelques expertes figures de style à l’aide de son fleuret. Notre héros, très flegmatique, se contente d'exécuter un petit pas de danse pour ensuite... enlever son chapeau et assommer avec nonchalance son agresseur à l’aide de celui-ci.
PS : je ne retrouve plus le titre de l’épisode. Mon dernier roman 11 serpents sera offert à la personne qui m’apportera la réponse.
  • Terminator. Même thème dans deux épisodes de la série TV Au-delà du réel : Le soldat et La main de verre, mettant en scène un guerrier fuyant le futur et pourchassé par une machine. Ou encore le film de 1966 : Cyborg 2087. « En 2087, les Cyborgs, êtres mi-humains, mi-machines, se révoltent et envoient l'un des leurs en 1960, dans l'intention de changer l'avenir. Source Wikipédia. »
  • Alien affiche nombre de similitudes avec La planète des vampires de Mario Bava. Ou bien encore It! Terror from Beyond Space d’Edward L. Cahn : vaisseau spatial, planète abandonnée et créature extra-terrestre belliqueuse.
  • Autre exemple d’archétype, celui d’Avatar. On retrouve le même thème (une civilisation paisible et en harmonie avec la nature en proie à des envahisseurs guidés par le seul profit) dans nombre de romans, BD et films. Pour n’en citer que quelques-uns : le roman Call me Joe de Poul Anderson, la BD Aquablue de Cailleteau et Vatine.
Et dans une nouvelle publiée dans un Écho des savanes Spécial USA que je viens de relire : Un monde heureux de Rafa Negrete. On y découvre un peuple paisible en harmonie avec son environnement, qui évolue dans des arbres gigantesques et chevauche de gros lézards, des rochers flottants, un cérémonial qui rappelle le tsaheylu, et une « civilisation » technologiquement avancée qui compte bien exploiter la planète des autochtones sans aucun état d’âme.
  • Pour revenir à Poul Anderson, j’ai lu cet été un roman intitulé Tau Zéro. La Terre se meurt et une expédition est envoyée dans l’espace pour trouver une planète d’accueil. Le voyage se passe mal et les voyageurs sont en butte à une distorsion temporelle ce qui fait qu’ils ne retrouveront pas leur planète comme ils l’ont laissée. J’offre mon dernier roman 11 serpents à la personne qui retrouvera le film qui aborde le même thème. NB: le titre du film a été trouvé par Eric: il s'agissait d'Interstellar.
  • Encore un film iconique des années 80 : Rambo. Nombre de similitudes avec le film Seuls sont les indomptés de David Miller. Un ancien vétéran inadapté à la société, arrive dans une petite ville américaine, se retrouve en butte avec un gardien de prison sadique et s’enfuit dans la montagne où il sera pourchassé par la police locale. Fin dramatique comme dans le film de Stallone.
  • La fin cruelle et hallucinante du crépusculaire film Old boy renvoie à la mythologie grecque avec un détournement de la tragédie d’Œdipe.
  • Et que dire de la mésaventure vécue par l’un de mes amis dessinateurs. Un jour il m’appelle, catastrophé, pour me dire qu’un « odieux personnage » avait pompé l’une des créations de son scénariste : un papillon géant aux ailes multicolores mangeur de chair humaine. Je l’ai invité à relire (encore une fois) l’aventure de Bob Morane intitulée Les papillons de l’Ombre jaune.
  • Mon roman Le fossile d’acier. Le train où le wagon abandonné en pleine nature est un archétype du cinéma et de la littérature ferroviaire. Nombre de projets (série TV, cinéma et roman) ont abordé ce sujet. Le plus ancien à ma connaissance étant un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir : Balles costumées. Quant à l’élimination progressive de tous les protagonistes de l’histoire, là, les exemples sont légions. Cette trame a d’ailleurs engendré les sous-genres du Whodunnit et du Slasher. J’espère avoir été original dans mon « interprétation ».

On pourrait ainsi multiplier les exemples à l’infini.
Bref, chaque film trouve son reflet quelque part.
Il arrive aussi très souvent que certaines œuvres brassent avec talent plusieurs idées déjà exploitées.
Le paradoxe est que cette mosaïque engendre des œuvres uniques.
Et puis il y aussi les hommages, voulus ou inconscients, rendus aux œuvres cultes qui influencent des générations de cinéphiles et d’auteurs.

Attention, je ne dis pas que le plagiat n’existe pas. Certains n’hésitent pas à reprendre non pas la seule idée originale, qui je le répète, n’existe plus, mais aussi les personnages, l’action, certaines séquences et même parfois certains dialogues en les détournant d’habile façon.
Quel est le contrefacteur qui reprendrait une œuvre en l’état, repompant un projet mot à mot ? Aucun. Seul un œil averti pourra déceler le plagiat. Moralement indéfendable mais juridiquement très difficile à attaquer.

J’avais lu cette observation sur le net (mieux exprimée que par moi) : Le talent d’un auteur est de reprendre une idée mille fois abordée et de la traiter de telle façon qu’elle devienne unique et originale.
Pour terminer, je reprendrai  à mon tour cette célèbre formule qui devrait guider tout auteur en devenir : « Tout a été raconté mais pas par vous. »
Bien à vous
Philippe Saimbert
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mercredi 4 janvier 2017

11 SERPENTS: une comédie doublée d'un thriller familial


Bonjour à toutes et à tous !
Après le succès de L’héritage de tata Lucie, vendu à plus de 70.000 exemplaires,  j’ai le plaisir de vous présenter une nouvelle comédie doublée d’un thriller familial.
La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.

11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.
Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final. 

QUELQUES CRITIQUES :
« De petites escarmouches en coups bas de la plus belle eau, toute la famille va donner du sien et tenter de toucher le pactole. Jusqu'au final surprenant. Bluffée ! »
http://kymati.blogspot.fr

« Le récit est riche en rebondissements et chaque personnage donne vraiment de sa personne pour proposer des événements imprévisibles, parfois totalement machiavéliques et souvent très amusants (surtout quand on est simple spectateur !) »
http://les.lectures.de.rion06.over-blog.com/

« Ce huis clos mêlant suspense et humour nous fait passer un très bon moment. Et le twist final tient toutes ses promesses et nous fait voir tout le récit sous un jour nouveau. »
http://mellectures.canalblog.com

« On ne sait jamais quel coup foireux et qui, va le faire dans la suite des pages ! Cela laisse un suspens phénoménal avec une pointe d’humour bien entendu. On rebondit d’une surprise à une autre et je n’ai pas pu me détacher du livre. »
https://egideofbooks.blogspot.fr

DISPONIBLE AU FORMAT PAPIER ET NUMÉRIQUE SUR :
AMAZON
DISPONIBLE AU FORMAT NUMÉRIQUE SUR :
KOBO
FNAC 
APPLE iBOOKSTORE
Bien à vous
Philippe Saimbert
NB : N’hésitez pas à vous inscrire à ma lettre d’information trimestrielle.
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jeudi 5 mai 2016

Nouvelle vidéo animalière

Bonjour à toutes et à tous!
Voici une nouvelle vidéo animalière.
Monsieur Jo: le chat qui aime les animaux sauvages...



vendredi 15 avril 2016

Amazon et Kobo sont les deux mamelles de l'auteur indépendant

Bonjour à toutes et à tous,
Tout le monde connaît l’engagement d’Amazon auprès des auteurs indépendants et surtout les mises en avant de leurs projets.
Une démarche qui a permis l'émergence de nombreux talents.
Les offres "Éclair" et autres "offres du mois" propulsent les livres dans le top 100 et bien souvent dans le top 10 si les livres rencontrent leur public.
Amazon KDP propose aussi depuis quelques mois des campagnes publicitaires payantes mais uniquement sur Amazon.com. Il semblerait qu'Amazon réfléchisse à élargir cette offre sur les sites internationaux.
Il est à noter que les offres publicitaires payantes et autres offres "Éclair" ne sont disponibles que pour les projets inscrits dans KDP Select. Donc, en donnant trois mois d’exclusivité à Amazon.
C’est de bonne guerre. Et passé les trois mois, rien n’empêche l’auteur d’inscrire le livre sur d’autres sites : Apple iBooks, Google Play ou bien encore Kobo/Fnac.
Concernant Kobo, je fais la moitié de mes ventes sur ce site. Kobo Writing life permet d'être également distribué sur le site de la Fnac. À ce propos, on m’a plusieurs fois demandé la répartition des ventes entre Kobo et la Fnac mais elles n’apparaissent pas sur le tableau de bord. Seule petite lacune de ce dernier qui affiche de manière très lisible les ventes par titre et surtout par pays. Et ce depuis la parution du titre sélectionné.
L’équipe de Kobo est également très ouverte aux projets des indés et multiplie les offres de promotions et autres mises en avant.
Il faut dire que les ventes numériques sur Kobo sont en plein essor.
Preuve en est que l’increvable tata Lucie est restée près de 18 mois dans le top 50 Kobo. Et doit côtoyer le top 100 car elle réapparaît assez souvent dans les 50 premières places.
Affaire à suivre…
Kobo vient juste de créer un blog consacré aux auteurs et au monde de l'édition numérique. Toutes les deux semaines, Kobo mettra à l’honneur un auteur KWL dans la section "De l'art d'écrire". Avec des interviews sur des sujets spécifiques (ex: écrire à la première ou à la troisième personne?). Il y aura également d'autres articles de type "news", "astuces KWL", etc.
De plus Kobo souhaite développer en priorité d'autres outils (services aux auteurs, blog et outils de promotion).
Sans oublier la future offre de POD (Impression à la demande) avec une diffusion des œuvres sur le site de la Fnac. Bref un sérieux pendant à CreateSpace. La qualité d'impression des livres sur CreateSpace est par ailleurs de très bonne facture, si l'aventure vous tente.
NB: une petite astuce concernant les frais de port: inutile de choisir l'option "envoi express". Les livres arrivent quasiment aussi vite avec l'option normale.
Ce qui me fait dire qu’Amazon et Kobo sont les deux mamelles de l’auteur indépendant.
Ils représentent une formidable opportunité pour ce dernier. Sans oublier la liberté au niveau des choix éditoriaux. Des oeuvres jugées "confidentielles" peuvent être diffusées et rencontrer leur public. Ces deux sites offrent donc une incroyable opportunité et surtout une grande visibilité pour nombre de romanciers. Je sais que certains d'entre eux réalisent de belles ventes sur les autres sites mais elles restent très modestes en ce qui me concerne.
Quelques éditeurs ne s’y sont pas trompés, guettant les best-sellers des indés pour ensuite les signer.
Il est à noter qu’en ce qui me concerne, je ne céderai jamais plus mes droits numériques. Pour la simple et bonne raison qu'ils représentent la majorité de mes royalties.
Je comprends que les éditeurs aient des contraintes mais en tant que syndiqué au Snac, les contraintes financières des auteurs me paraissent prioritaires.
L'édition numérique est une véritable révolution pour les auteurs. Et permet ou devrait permettre de discuter plus fermement les contrats proposés par l'édition classique.
Attention, le tableau n'est pas aussi idyllique qu'il peut sembler. Car être indé, c'est aussi et avant tout être éditeur. Autant vous dire qu'on passe plus de temps à relire, corriger, mettre en forme, s'occuper des maquettes, des couvertures, de la création des eBooks, de la distribution et de la diffusion... qu'à écrire des romans!
Sans compter le maquis des cotisations sociales. Pour info et à ce jour, le statut d'auto-entrepreneur (code APE 5811Z, Edition de livres) me semble le plus pertinent.
Bref, si nous n'avez pas la "vocation"... démarchez une maison d'édition. Il existe de nombreux passionnés dans les comités de lecture.
Ce qui n'est pas une raison pour signer n'importe quoi.
Bien à vous
Philippe Saimbert

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samedi 2 avril 2016

L'héritage de tata Lucie: roman d'humour dans les Pyrénées!


Une histoire d’héritage rocambolesque en plein cœur du Béarn.
« L’héritage de tata Lucie » a été salué par une publication au Club France Loisirs, le coup de cœur du salon du livre d’Orthez en 2010, le coup de cœur des libraires Fnac en 2012 (version poche), le coup de cœur de Kobobooks en mars 2014 et de nombreuses critiques disponibles sur le site de l'auteur.
L’HISTOIRE :
Tata Lucie est une emmerdeuse. De son vivant ce n’était pas une sainte mais, une fois morte, elle se surpasse pour pourrir la vie de sa famille. Le testament est clair : pour toucher l'héritage, ses neveux doivent s’installer avec toute leur famille dans la maison de la défunte. Et ce n’est pas un palais ! Tata Lucie leur a réservé une autre surprise, une sorte de chasse au trésor rocambolesque, les pieds dans la boue. Bienvenue à la campagne ! C'est certain, les chers neveux ne vont pas s'ennuyer et, au cœur du Béarn, ils sont entraînés dans une aventure qu'ils ne risquent pas d’oublier... Mais que ne ferait-on pas pour toucher le pactole ? Comique de situation, dialogues savoureux et coups de théâtre s’enchaînent jusqu'au final orchestré par la chère tata Lucie. Un dénouement forcément étonnant.
DISPONIBLE AU FORMAT PAPIER ET NUMÉRIQUE SUR :
AMAZON
DISPONIBLE AU FORMAT NUMÉRIQUE SUR :
KOBO
FNAC 
APPLE iBOOKSTORE 
Bien à vous
Philippe Saimbert

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Ci-dessous la bande annonce du roman (oui, je sais, nous sommes plus dans le film d'auteur que dans le blockbuster!).

vendredi 6 novembre 2015

Itinéraire d'une tata gâtée

Bonjour à toutes et à tous,
Il est temps de dresser le bilan de ces deux dernières années passées au sein de l’édition indépendante. Et en particulier celui de mon roman L'héritage de tata Lucie.
Cette garce de tata Lucie reste encore et toujours mon best-seller à ce jour.
Suivie par Il faut marier Bertrand et Le fossile d’acier. L’or de Piarrine, mon projet destiné à la jeunesse, se place bien en retrait.
Il faut marier Bertrand ! est très rock’n’roll dans l’esprit. Le fossile d’acier, crépusculaire et violent. Avec des accents métaphysiques. L’or de Piarrine s’adresse au marché jeunesse qui n’est pas encore à maturité concernant l’édition numérique.
Ce sont des genres que j’aime particulièrement et j’ai pris beaucoup de plaisir à les écrire.
Mais force est de constater que la Tata a la peau dure. A ce jour, elle me procure un honorable revenu mensuel. C’est la force des œuvres consensuelles. Et populaires.
Qui aurait pu prédire le succès de ce roman qui n’avait d’autre prétention que celle de divertir les lecteurs ?
Mais bon, les histoires d’héritage, les brouilles familiales et les chasse aux trésors sont des thèmes universels.
Je vais vous donner quelques chiffres de vente. Non pas pour me gargariser de ce succès (plusieurs indés vendent bien plus que moi, sans parler des stars de l’édition) mais parce que ces chiffres reflètent ma propre démarche éditoriale.
  1. Chez mon premier éditeur, L’Olibrius Céleste, le roman s’est vendu à 350 exemplaires. Chiffre honorable pour une petite maison d’édition sans aucun diffuseur ni distributeur.
  2. Chez mon second éditeur, City éditions, le roman s’est vendu à près de 4000 exemplaires. Distribution Hachette. Joli succès.
  3. Chez France Loisirs, le roman s’est vendu à près de 38.000 exemplaires. Gros carton mais la mise en avant et la visibilité du catalogue France Loisirs fait toute la différence. Peu de titres sélectionnés et un large panel de lecteurs abonnés.
  4. Et enfin, les chiffres que vous attendez tous, ceux réalisés au sein de l’édition indépendante. Toutes plateformes confondues (Amazon, Kobo, Fnac, Apple iBoosktore, Google Play), L’héritage de tata Lucie s’est vendue à près de 20.000 exemplaires en numérique et papier (via CreateSpace). Il est à noter que Amazon et Kobo assurent l’essentiel des revenus, se partageant les ventes. La Tata est restée dans le top 100 Kobo et Fnac pendant plus de 18 mois. 212 jours dans le top 100 Amazon.
Il semblerait d’ailleurs que les algorithmes de Kobo et de la Fnac donnent une « prime à l’ancienneté », à l’instar de ceux de Apple iBookstore. Les algorithmes d'Amazon privilégiant les projets inscrits dans KDP Select (les emprunts effectuées via Kindle Unlimited comptent d'ailleurs pour des ventes).
Amazon et Kobo ont beaucoup fait pour les auteurs indépendants. Tous deux proposent aux auteurs des campagnes de promotion (offres du jour, Kobo Next, offres Eclair, promotions du mois, prix littéraires, coups de cœur Fnac, etc.).
Le seul inconvénient en ce qui concerne Amazon est que ce dernier demande à l’auteur une exclusivité de parution (KDP Select). C’est de bonne guerre. Et puis l’exclusivité donnée à Amazon ne dure que trois mois. Rien n’empêche alors les auteurs de s’intéresser aux autres plateformes. Ils y ont d’ailleurs tout intérêt. Ne serait-ce que pour favoriser la diversité culturelle et éditoriale.
Personnellement, j’aime beaucoup le tableau de bord Kobo : il affiche très clairement les ventes par titre, par pays et la globalité des ventes d’un titre depuis sa parution (cette dernière option n’existe pas sur Amazon et faire le total des ventes mois par mois est assez contraignant). Par chance, cette fonction existe sur CreateSpace.
Y a t-il une vie en dehors de Kobo et d’Amazon ? Certains auteurs ont signé un contrat avec des maisons d’édition traditionnelles (Alice Quinn, Agnès Martin-Lugand, Amélie Antoine), d’autres se sont vus proposer des contrats par Amazon avec la traduction et la parution de leurs œuvres sur le marché international (Jacques Vandroux, Alice Quinn, Jean-Philippe Touzeau, Amélie Antoine). D’autres, tels Alan Spade vendent principalement en salons et librairies. D’autres encore ne jurent que par l’édition indépendante. (Si j'ai oublié des auteurs dans la liste ci-dessus, veuillez me le signaler).
Mais attention, l’édition indépendante ne s’adresse pas à tout le monde. Loin de là. Car l’auteur indé endosse la casquette de l’éditeur, du maquettiste, du relecteur, du correcteur, du diffuseur, du créateur d’eBook et j’en passe. Autant de postes incontournables assumés par les éditeurs tradis. Sans oublier le maquis des cotisations sociales et des déclarations de revenus.
De plus en plus d’auteurs font d’ailleurs appel à des pros pour réaliser ces tâches. De nouveaux métiers sont ainsi appelés à se développer.
Force est de reconnaître que nombre d’indés se débrouillent très bien et rencontrent leur public. Là, par contre, je ne vais pas tous les citer car je ne veux pas froisser mes cher(e)s collègues en omettant un nom. Une chose est sûre… une nouvelle génération d’auteur(e)s vient de naître. Une génération pleine d'audace et de talent.
Personnellement, après plus de 15 ans passés au sein de l’édition traditionnelle, je suis ravi de mon statut d’indé. Ne serait-ce que financièrement. Oui, je sais, c’est de l’Art et il n’est pas de bon ton de parler « argent ».
Le problème est que tout le monde gagne de l’argent dans l’édition… sauf les auteurs. Du moins en gagnait car la crise est passée par là. Nombre d’éditeurs et de libraires sont en grandes difficultés. Comme je le dis souvent : « Quand les éditeurs maigrissent, les auteurs crèvent de faim ».
L’écriture est un plaisir, une passion, un don de soi, un don aux autres mais aussi un travail. Un gros travail. Pour parler d’un domaine que je connais bien : un an de labeur à temps complet pour les stakhanovistes de la Bande Dessinée que sont les dessinateurs.
Que ce labeur soit rémunéré à sa juste valeur me semble normal.
Je sais bien que nombre de « belles âmes » ne seront pas d’accord avec moi mais le syndiqué que je suis depuis plusieurs années préfère les « bons comptes ».
A ce sujet et je n’aurai de cesse de le répéter : ami(e)s auteur(e)s… syndiquez-vous ! Au Snac ou au Self.
Mes projets d’avenir ?
  • L’aventure américaine de « Auntie Lucie » est au point mort car je n’ai pas suffisamment de commentaires. Sans review, je ne peux lancer aucune promotion. Je vais donc relancer l’envoi des SP (Services de Presse) pour obtenir des reviews (bonnes ou mauvaises).
  • Ayant récupéré les droits de ma série BD de Science-Fiction Les âmes d’Hélios, je compte l’exploiter avec mon ami et dessinateur Roberto Ricci au sein de l’édition indépendante. Et en numérique. Une nouvelle aventure passionnante s’ouvre à nous. Une aventure que nous comptons mener également sur le marché anglo-saxon.
  • Je travaille sur un nouveau roman. Le titre n’est pas encore définitif. Il se déroulera en Béarn et contera une histoire d’amour que j’espère émouvante. La fin est déjà écrite… ne reste plus qu’à tisser les liens qui y mènent.
  • Je compte aussi développer les ventes de mes romans directement via mon site en proposant des versions papiers et des eBooks dédicacées via le logiciel Dedee.
  • Enfin, dans le futur, il n’est pas impossible que je donne une suite à « L’héritage de tata Lucie ». Bien entendu, il n’est pas question de déterrer la Tata ! J’ai le concept dans la tête… reste à le développer.
Bien à vous
Philippe Saimbert
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Itinéraire d'une tata gâtée
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